Aime la vie et le partage d'émotions, et danse avec elles en mots et en images, pour que le chemin vers les étoiles soit toujours bleu.
8 Mai 2014
La forge :
Trois forgerons de l’entreprise Métalnéo travaillent en permanence devant le public et sur le chantier.
lLs forgent :
les ferrures d’épontilles,
des fers de cerclages des poulies pour les haubans,
celles des courbes des baux, du cabestan,
les chaînes de hauban,
les chandeliers des hunes,
des serrures, et tout l’accastillage des canots.
Les ancres elles, sont préparées dans les forges de Guérigny.
L’artillerie de L’Hermione était celle d’un bâtiment de guerre : 8 canons de calibre 6 et 26 canons de calibre 12 (tirant des boulets de 12 livres et d’un diamètre interne de 12 cm). Ceci représente 58 tonnes, auquel il fait ajouter 15 tonnes de boulets, et 2.5 tonnes de poudre à l’origine, cuillères à poudre en cuivre, écouvillons en chêne, tire-bourre…
La voilure.
Les voiles sont réalisées devant le public par Mme Anne Renaud, voilière traditionnelle. Le choix de la toile de lin tissé en Angleterre a été fait.
La misaine mesure 231 m², le petit Hunier234 m², la grand voile mesure 300 m², le grand hunier 247 m², l’artimon 86 m², au total c’est près de 1200 m² de voilure que l’Hermione emportera.
Le gréement.
C’est l’ensemble des cordages et poulies qui assurent la fixation des vergues et des voiles et leur maniement.
Les cordages réalisés à la corderie royale de Rochefort étaient faits à partir de chanvre.
Les sculptures de l’Hermione .
La figure de proue est un lion dressé portant entre ses griffes l’écusson du roi de France aux trois fleurs de lys, est doré à l’or fin. Elle a été commencée en 2010.
Le tableau arrière, en fer à cheval a été commencé en 2009, il est décoré de sculptures faites par Jens-Ole Remmers (sculpteur allemand) et des fenêtres de la grande chambre encadrées de 7 pilastres peints.
L’écu de France qui le décore en son centre, contient les trois fleurs de lys, dorés à la feuille par Bénédicte Rousselot qui a utilisé 250 feuilles d'or.
La peinture finale a été commencée en 2009, mélange d’huile de lin et de siccatif.
Les pigments d’origine ont été retrouvés,
rouge dit la rumeur pour cacher le sang,
bleu couleur du roi de France pour les pavois contenant du Lapis-lazuli broyé,
le jaune de Naples selon la recette de 1680,
le reste du la muraille était peint en noir,
la partie immergée peinte blanc cassé à base de braie de suif et de colophane de pin.
De nombreux autres éléments compléteront l’équipement, dont une chaloupe et deux canots.
il est très émouvant de fouler le pont du navire après l'explication de toutes ces étapes de la construction détaillées tout au long de la visite.
A suivre
un dernier billet en hommage à tous ceux qui ont contribué à cette oeuvre ...